lundi 19 septembre 2011

Helena

... tricote.
Soixante-dix-septième prise de viol de la journée. C'est un bon fantasme, ça plait toujours. Curieusement sous ses vêtement beiges que son bourreau lui arrache, elle a des dessous sexys comme si toutes les femmes qui partent au bureau le matin, avaient des dessous super sexys, culottes fendues et porte jarretelles sous leurs jupes grises. Elle se demande souvent ce que ces femmes portent sous leur jupe trop longues d'employées sages, elle fantasme là dessus pendant qu'elle se contorsionne, hurle et se débat juste ce qu'il faut. De temps en temps, elle jouit sous le bourrinage, autant en profiter hein ? Le reste du temps, elle compte mentalement les rangs de tricot qu'il lui reste à monter et dès que les prises s'arrêtent, elle se remet à tricoter, assise à poil sur un fauteuil, juste le temps de se laver et elle continue de tricoter même quand l'assistante la remaquille. Quand il y a une assistante. La plupart du temps il faut se maquiller soi-même, elle le fait machinalement en comptant ses rangs, une maille à l'endroit, une maille à l'envers, une bite à l'endroit, une bite à l'envers. Elle n'est qu'un corps qui se contorsionne, crie, gémit, fait semblant de jouir, jouit parfois quand elle en a envie ou quand son partenaire est très mignon et qu'elle joue à croire à autre chose. Des fois ça lui fait du bien, généralement elle n'est pas là, juste un corps. Dix ans qu'elle fait ça, elle le fait bien mais elle sait que son corps vieillit, qu'elle ne durera pas encore très longtemps. Elle n'a que 26 ans mais son temps est compté, son cul se ramollit et ça, ça ne pardonne pas devant les caméras. Alors elle tricote encore plus vite. Lorsque plus personne ne l'appellera, elle sortira les centaines, peut-être les milliers de pulls tricotés pendant ces dix ans et elle ouvrira enfin la petite boutique de tricot dont elle rêve depuis son enfance, elle est prête. Tous ces pulls qu'elle tricotait dans sa tête quand son oncle la bourrinait enfant, sont prêts.

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